Albert Marquet au Musée d'Art Moderne

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Jusqu'au 21 août 2016

 

À partir du 25 mars prochain, le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris consacrera une importante rétrospective au travail d’Albert Marquet (1875-1947), un artiste inclassable.

 

Par Alexis Pierçon-Gnezda

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Difficile d’évoquer la figure d’Albert Marquet, un peu oubliée aujourd’hui, un peintre qui a toujours su s’émanciper des divers courants de son temps tout en y participant, en en reprenant ce qui pouvait l’aider dans son projet personnel. Toute sa vie durant, Albert Marquet n’a cessé de poursuivre l’aspect chatoyant et mouvant de la nature pour mieux le rendre visible dans ses tableaux. Ce fut là pour lui un défi permanent qu’il n’abandonna jamais. Albert Marquet fut un peintre vraiment parisien. Les rues, les berges, la Seine elle-même, les ponts n’eurent aucun secret pour lui ! Proche en cela de Claude Monet, il s’illustra tout particulièrement dans les séries. Il voyait là un moyen efficace pour saisir les changements de la nature au fil du temps, au fil des variations climatiques et saisonnières. Albert Marquet fut plus particulièrement fasciné par l’eau qu’il peignit sous toutes ses formes pour en capter ses reflets et sa transparence.

 

Marquet, ami fidèle d’Henri Matisse qu’il rencontra en 1892, fut un « compagnon de route » du fauvisme. Il participa ainsi au salon des « Fauves » en 1905 qui créa l’événement par la brutalité audacieuse et inédite de ses formes et couleurs tranchées. Cependant, on ne peut considérer Albert Marquet comme un véritable artiste fauve. De ces innovations, il ne reprit que quelques éléments : des formes simplifiées, l’impression d’une improvisation rapide ou encore l’autonomisation de la couleur. Rapidement, il chercha à réaliser une certaine harmonie au niveau des couleurs. Il les souhaitait plus euphoniques, moins violentes pour passer insensiblement des unes aux autres, pour retrouver toutes les nuances de la lumière. Peintre doté d’une grande sensibilité, c’est la douceur des variations imperceptibles qu’il rechercha tout au long de son travail. À l’écart de la violence du fauvisme, il « voulait peindre comme un enfant sans oublier Poussin » selon ses propres mots. Il n’était donc pas étonnant que les berges de la Méditerranée deviennent pour lui un atelier en plein air de prédilection, d’Alger à Oran en passant par Tunis.

 

Une centaine d’œuvres – des peintures et des dessins – seront ainsi présentées, dont certaines pour la première fois en France, tout au long d’un parcours chronologique et thématique. La plupart des aspects du travail d’Albert Marquet sera ainsi explorée pour en montrer toute la variété : ses premiers tableaux à Arcueil et Paris avec Matisse, ses influences fauves, ses nus académiques mais sensuels et cette attention si singulière aux paysages avec les séries. L’exposition permettra de rendre hommage à un artiste qui a su outrepasser toutes les modes de son temps en recherchant constamment une certaine modernité !

 

Commissariat de l’exposition : Sophie Krebs    

Pratique :

 

Lieu : Musée d'Art moderne de la Ville de Paris – 11, Avenue du Président Wilson – 75116 Paris.

Tél. : 01.53.67.40.00.

Métro : Ligne 9 – Stations Alma-Marceau et Iéna.

RER : Ligne C – Station Pont de l'Alma.

Bus : Lignes 32, 42, 72, 80, 82 et 92.

Vélib': 2, Avenue Marceau.

Horaires : Du mardi au dimanche de 10h à 18h – Nocturne le jeudi jusqu'à 22h.

Tarifs entrées : 12€ plein / 9€ réduit.

 

Du 25 mars au 21 août 2016.    

 

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