Pic de pollution

birdman, michael keaten, emma stone

 

 

 

Le ciel printanier de cette fin de semaine a été terni par un pic de pollution aux particules fines (PM10), pic qui devrait malheureusement se prolonger ce week-end et pourrait engendrer des mesures exceptionnelles.

 

Par Jocelyn Languille


paris, pollution

Si vous aviez pu profiter du beau temps ce vendredi 18 mars, vous avez peut-être pu remarquer le voile épais qui sévissait sur la capitale, conséquence d'une pollution locale avec un épisode de grande ampleur sur bonne partie de la France et de l'Europe qui devrait se prolonger ce week-end selon les informations de l'association Airparif, chargée de la surveillance de l'air et d'alerter les pouvoirs publics.

 

Les raisons de ce pic sont dues au trafic automobile important (oxyde d'azote) mais également aux traitements agricoles (ammoniac) et aux usines de charbon (dioxyde de souffre). Associés, ces composés génèrent du nitrate et sulfate d'ammonium d'où la formation des fameuses particules fines -PM10- favorisée par les conditions météorologiques anticycloniques et les températures froides et humides le matin.

 

Ces particules fines que l'on nomme PM10 (particulate matter) ont une section microscopique de 10 µg ce qui explique leur nocivité pour la santé car elles pénètrent en profondeur dans les alvéoles pulmonaires. Non seulement elles peuvent aggraver l'état de santé des personnes qui rencontrent des problèmes cardiovasculaires, mais elle peuvent être porteuses de composés cancérigènes. En théorie, la moyenne journalière à ne pas dépasser plus de 35 jours par an est de 50 µg/m³.

 

Le niveau atteignait entre 60 et 70µg/m³ ce vendredi 18 mars (soit un indice de 8) et devrait rester élevé ce samedi 19 mars entre 50 et 60 µg/m³. Si la situation perdure, la gratuité du stationnement résidentiel mis en place à Paris pourrait s'étendre à celle des vélib' et autolib'.

 

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