Carambolages au grand Palais

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Jusqu'au 4 juillet 2016

 

Jusqu’au 4 juillet prochain, avec Carambolages, le Grand Palais subvertit tous les codes muséographiques pour proposer une exposition expérimentale et originale. 

 

 

Par Alexis Pierçon-Gnezda

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Pour sa nouvelle exposition, Carambolage, le Grand Palais a réuni plus de 180 œuvres, de toutes époques et de toutes provenances. On retrouvera, avec plaisir, entre autres, Bouchet, Giacometti, Rembrandt, Dürer ou encore Man Ray. Apparemment, aucun lien entre tous ces artistes. Et c’est justement ce qu’a souhaité le Grand Palais pour cette exposition inédite. A rebours des scénographies traditionnelles, les organisateurs ont voulu s’émanciper des principes canoniques de l’histoire de l’art, en faisant imploser toutes les frontières par trop normatives. C’est uniquement selon des associations d’idées et de formes – ce qu’il y a de plus subjectif en définitive – que se succèdent les œuvres présentées tout au long du parcours. Chacune d’elles dépend seulement de la précédente et annonce déjà la suivante. Le commissaire de l’exposition. Jean-Hubert Martin, a souhaité explorer ces affinités formelles et mentales, indicibles, pour surprendre le visiteur. Il faut dire qu’il n’en est pas à son coup d’essai. En 1989, dans l’exposition Magiciens de la terre au Centre Pompidou, il avait décidé de réunir les œuvres d’une centaine d’artistes du monde entier, en croisant sans aucune distinction l’art et l’anthropologie. Ici, chaque visiteur est invité à s’interroger sur l’arbitraire des divisions artistiques, pour entrevoir, en se plaçant dans le temps long, permanences et continuités. Cette transversalité aménagée permet alors d’apercevoir ce que pourrait être, demain, un art universel, susceptible d’effacer un ethnocentrisme typiquement occidental dont est fortement empreinte l’histoire de l’art. Ainsi, des œuvres mésopotamiennes côtoient dans l’exposition les productions les plus contemporaines pour toutes recevoir la même dignité artistique. Aucune légende n’est présente sous les œuvres, pour ne pas biaiser le jugement des visiteurs. Elles sont simplement résumées sur des tablettes à présentation déroulante à la fin de chaque allée. Il s’agit de se déprendre de toute érudition pour retrouver autant que faire se peut une appréhension immédiate et vierge de tout préjugé.

Dès l’entrée, le ton est donné ! On peut ainsi voir une installation néon de Maurizio Mannuci « Listen to your eyes » (2015) placée juste à côté d’une miniature sur une tabatière en écaille du 18e siècle, « L’œil qui regarde », de l’Ecole française !

« Listen to your eyes » - « écoutez vos yeux » - telle pourrait être finalement le mot d’ordre de cette exposition. A chacun alors de se mouvoir dans cet espace hétéroclite, forcément, et de construire son panthéon personnel en suivant simplement les associations et cheminements que lui suggère sa propre sensibilité.

 

Commissaire de l’exposition : Jean-Hubert Martin.

Pratique :

 

Du 2 mars au 4 juillet 2016.

 

Lieu : Grand Palais – 3, Avenue du Général Eisenhower – 75008 Paris.- Tél. : 01.44.13.17.17

 

Métro : Lignes 1, 9, 13 / Stations Franklin ­D.­Roosevelt, Champs­-Élysées­-Clémenceau.

RER : Ligne C / Stations Invalides.

Bus : Lignes 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93.

Vélib : Station n° 8029 – 1, Avenue Franklin­ D.­Roosevelt / Station n°8001 – Avenue Dutuit.

Parkings : Rond-­point des Champs­-Élysées / Place de la Concorde / Parc François­ 1er / Alma / Georges ­V / Champs­-Élysées Lincoln / Matignon.

Navette fluviale (Bato-bus) : Arrêt Champs-­Élysées.

 

Horaires :  Tous les jours sauf le mardi de 10h à 20h – Nocturne le mercredi jusqu'à 22h.

 

Tarifs entrées : 13€ plein / 9€ réduit.

 

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