De Rubens à Van Dyck, les chefs d’œuvre flamands de la collection Gerstenmaier

Du 10 juillet au 4 octobre


Pendant la période estivale, la Pinacothèque de Paris ne prend pas de vacances ! Du 10 juillet au 4 octobre prochain, on pourra y découvrir une des plus belles collections privées – sinon la plus belle – d'art flamand, celle de Hans Rudolf Gerstenmaier. Une soixantaine de toiles, mêlées aux Collections permanentes de la Pinacothèque, permettront à chacun de s'immerger dans la peinture flamande des 15e, 16e et 17e siècles, avec, à l'honneur, Rubens et son élève Van Dyck.


Par Alexis Pierçon-Gnezda

De nationalité allemande, Hans Rudolf Gerstenmaier est un entrepreneur qui a travaillé durant de nombreuses années dans le domaine de l'industrie et des technologies. Parallèlement à ses activités professionnelles, en véritable esthète, il n'a cessé d'augmenter sa collection, commencée il y a maintenant quarante ans en Espagne. Gerstenmaier ne s'est pas contenté, tout simplement, d'acquérir ces toiles. Ses choix ont été dictés par son goût personnel et un souci constant d'esthétisme, ce qui l'a amené à fréquenter inlassablement les salles de ventes, les galeries et les antiquaires. Ainsi, a-t-il pu découvrir notamment une œuvre exceptionnelle mais oubliée de Rubens, la Vierge dite de Cumberland.

 

 

Au cours de la Renaissance, les peintres vont parvenir à s'affranchir du rôle de simples exécutants en revendiquant une véritable intériorité, une originalité, bref une singularité esthétique et artistique. Les Flandres n'échapperont pas à ce mouvement d'autonomisation générale qui se diffuse dans toute l'Europe. Les 15e, 16e et 17e siècles flamands restent marqués par une période d'intense émulation artistique. Les peintres sont nombreux, multiplient les échanges et sont appréciés par le public, quelle que soit sa classe sociale. Ainsi, le peintre animalier Frans Snyders (1579-1659) contribue à réaliser l'aigle dans le Prométhée supplicié de Rubens (1577-1640), lequel travaillera également avec Jan Brueghel l'Ancien (1578-1625), célèbre notamment pour son tableau La Bataille d'Issus, conservé au Louvre.

 

 

 

À cette époque, dans les Flandres, demeurent une certaine prospérité et une réelle liberté de pensée qui conduit à l'émergence de genres picturaux nouveaux, et principalement le paysagisme empreint de baroque et de maniérisme. Comme le note très justement Marc Restellini, dans sa présentation sur le site de la Pinacothèque, la peinture de fleurs reste le genre dans lequel la supériorité des peintres flamands n'est plus à démontrer ! Ce n'est pas encore la beauté géométrique et rigoureuse des formes qui prédomine ici comme ce sera le cas pour le classicisme, mais bien plutôt le primat de la couleur, incarné incontestablement par Rubens, pour jouer ainsi sur la force des sensations. En témoigne notamment La Fête de Vénus, du même Rubens, vers 1635, où la profusion des couleurs s'allie avec la peinture du mouvement pour rendre le tableau particulièrement vivant et dense.

 

 

À travers cette exposition, on découvrira, pour notre plus grand plaisir, une soixantaine de peintures sur toile et sur bois, sans oublier les gravures réalisées par les maîtres les plus importants de cette époque, à commencer encore une fois par Rubens et son élève Van Dyck (1599-1641). Si le paysagisme rythmera en quelque sorte le parcours, la peinture religieuse et historique n'en sera pas pour autant occultée. On retrouvera ainsi L'Adoration des Anges et des Bergers de Martin de Vos (1532-1603). La collection de Hans Rudolph Gerstenmaier, qui témoigne incontestablement de sa passion pour l'art et de sa patience, nous dévoile toute une période historique tout en nous permettant d'en comprendre la sensibilité particulière !

 

PRATIQUE :

 

Lieu : Pinacothèque 2 – 8, rue Vignon – 75009 Paris.

Tél. : 01.42.68.02.01

Métro : Lignes 8, 12 et 14 – Arrêt Madeleine.

Bus : Lignes 24, 42, 52, 84 et 94 : Arrêt Madeleine / Lignes 24 et 42 : Arrêt Madeleine-Vignon.

Vélib': Station n°8004 : face au 4 Boulevard Malesherbes /Mauroy / Station n°8005 : 4, Place de la Madeleine / Station n°9034 : 4, Rue Godot de Mauroy. 

Parkings : Madeleine Tronchet Vinci / Rue Chauveau-Lagarde / Rue Caumartin.

Horaires : Tous les jours de 10h30 à 18h30 / Nocturnes les mercredis et vendredis jusqu'à 20h30.
Prix entrée : 10 € plein / 8 € réduit. 


 

Jusqu'au 4 octobre 2015.

 

+ d'infos & réservations ici

 

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